Ce n'est pas faux même si les humains se refusent à l'admettre. Mais, en même temps, si l'homme criait haut et fort qu'il est con par nature, il n'y aurait plus vraiment de raisons de le voir comme un être qui réfléchit.. ou plutôt si comme celui qui pense de travers. L'homme s'emmêle dans sa propre existence et se perd dans sa bêtise qui lui colle à la peau. L'homme fait des erreurs.. on dit que l'erreur est humaine. Car en effet l'homme ne peut s'empêcher d'en faire. Mais qui peut lui dire ce qu'il faut faire et ce qui est une erreur? Sa conscience le guide mais pas forcément sur le bon chemin. Alors, au nom de quel principe fondamental peut il juger de ce qu'il est bon de faire et de ce qu'il ne l'est pas, de ce qu'il serait stupide de faire? Existe t il quelqu'un capable de lui inculquer la sagesse?
Non, car il n'y a pas d'être universel qui sache tout. Certains me parleront d'un tout puissant. Dieu? Impossible puisqu'il a créé l'homme à son image; c'est que lui aussi la connerie l'accompagne. Donc, qui peut bien nous dire ce qu'est une connerie et ce qui au contraire est bon et bien de faire? Et puis, il faudrait s'entendre sur la définition des mots "bon" et "bien". Mais qui peut les définir hormis l'homme qui les a créés. C'est ainsi que nous retournons aux origines, aux premiers hommes. Pourquoi certains mots sont ils nommés de la sorte? Sans compter qu'il faut d'autres mots pour définir les premiers. Alors les gars on fait comment? Eh bien on tente de définir nos sentiments pour donner un sens à ces mots. On essaye de voir ce qui semble bon de faire par rapport à notre conscience, à notre nous intérieur. Mais dans notre nous intérieur sommeille la connerie, cette connerie qui colle à l'homme, qui est dans son essence même.
Donc les mots n'ont plus de sens, ou du moins possèdent un faux sens, puisque l'homme a influencé sa signification par ce qu'il est lui-même.. Si la connerie influence les mots, ces derniers sont incapables de conseiller l'homme sur ce qu'il serait préférable qu'il fasse. Et l'homme n'en sort pas de qu'il est, de cette bêtise qui vit en lui et qui ne peut donc pas en sortir puisqu'il ne sait, par des principes transcendants qui l'aideraient dans sa tâche, comment s'en débarrasser. La connerie humaine existe. Elle est un pléonasme. L'homme est condamné à la supporter. Et elle, se complait à l'envahir à l'infini.
[ L'homme pris au piège de sa propre nature ]
